Lettre aux cubains – Carta a los cubanos

La traducción al español se encuentra a continuación del texto en francés

« Écoute, toi qui dis que ta patrie n’est pas si belle; Écoute, toi qui dis que ce qui t’appartient n’est pas si beau; Je t’invite à parcourir le monde; À la recherche d’un autre ciel aussi bleu que le tien; D’une lune aussi brillante que celle-là; Qui se reflète dans la douceur de la canne à sucre »

9 MAI 2026

Amis cubains et amies cubaines,

Je vous écris cette lettre aujourd’hui pour exprimer ma solidarité envers votre beau pays. De Pinar del Río à Guantánamo, la beauté de votre patrie ainsi que votre résilience face à l’adversité m’inspirent énormément depuis mon adolescence. J’ai visité Cuba quand j’étais très jeune, et même si je ne garde que peu de souvenirs de ce voyage, je me souviendrai toujours de votre joie de vivre et de votre débrouillardise.

Il y a maintenant plus de 60 ans que les Américains, irrités par votre désir d’indépendance et de liberté, ont imposé cet embargo illégal qui n’a fait que s’intensifier depuis la chute de l’URSS en 1991. Les quelques contacts que j’ai à Cuba me témoignent de ces temps sombres que vous vivez en ce moment. En tant que Québécois, bien installé dans l’illusion occidentale, il est évident que je ne saurai jamais à quel point les temps sont durs pour vous, surtout depuis les pénuries de pétrole de ces derniers mois. Malgré cela, j’espère que vous savez que le monde entier est avec vous. Que ce soit en Amérique, en Afrique, en Europe, en Asie ou en Océanie, tous les peuples du monde réclament justice pour vous, Cubains, qui avez tant souffert sous l’embargo, mais qui avez tant donné à l’humanité sans jamais rien demander en retour. Votre amour pour le monde s’est manifesté à plusieurs reprises, que ce soit quand vous avez accueilli les enfants touchés par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, ou encore quand plusieurs de vos médecins sont partis un peu partout à travers le monde combattre la pandémie de COVID-19. Votre cœur est un refuge pour les opprimés, les affamés, les malades, et la planète toute entière vous en remercie. Et de mon côté, je vous remercie aussi, nation qui m’a tant inspiré comme militant et comme humain.

Maintenant, j’aimerais m’adresser aux Cubains sceptiques, à ceux qui sont tentés par l’Oncle Sam ou par ses pantins à Miami. En toute honnêteté, je vous comprends. Le rêve américain est un forfait très alléchant, et la machine de propagande américaine ne fait que vous mettre l’eau à la bouche ! Quoi de mieux qu’un bon Coca-Cola froid en regardant le dernier Avengers au cinéma, pour ensuite retourner dans votre bungalow au volant d’une toute nouvelle camionnette Ford ? Mais je dois vous avertir, considérant que je fais moi-même partie de cet univers occidentaliste : ce rêve américain ne vous sera jamais offert, et ne vous a jamais été destiné. Vous serez toujours trop « foncés », trop « exotiques », trop « communistes » pour les Américains. Pendant qu’ils dégusteront un bon Big Mac bien juteux en écoutant le Super Bowl, vous allez être à genoux en train de cirer leurs bottes sans le moindre répit. Pendant qu’ils seront en train de se faire bronzer sur les plages de la Floride, vous allez être en train de labourer leurs champs pour des salaires de crève-faim sous menace de déportation. Vous étiez une colonie yankee avant la Révolution, et vous resterez toujours les « sauvages » de cette colonie à leurs yeux. Et sur les gusanos millionnaires de Miami, ces traîtres qui se sont enfuis suite à votre révolution, je tiens à dire qu’ils s’en fichent carrément de vous. Ils ne veulent pas « libérer » Cuba, et ils n’ont jamais eu l’intention de « libérer » votre patrie. Bien au contraire, ils veulent l’asservir tel que votre pays l’était sous le dictateur Batista. Ils veulent reprendre « leurs » usines, « leurs » plantations, vous transformer en esclaves comme vous l’étiez auparavant, et ils sont prêts à tout pour y arriver. En effet, les mêmes rapaces qui réclament la « liberté » de Cuba sont les mêmes qui brandissent des drapeaux américains en réclamant que Trump et ses pantins génocidaires bombardent votre île. Ils veulent que votre sang coule, ils veulent vous faire payer pour les avoir chassés de ce beau pays qui ne leur appartient pas. Les gusanos et les Yankees ne vous pardonneront jamais 1959, et sont prêts à tout faire contre vous pour se venger. Cela dit, plutôt que de courir après cette illusion inatteignable que les Américains vous promettent, je vous implore d’être solidaires de votre peuple, de votre pays, de votre patrie. Elle traverse des moments extrêmement difficiles, et vouloir devenir un gringo ne règlera pas les choses. Soyez fiers d’être Cubains.

Pour terminer cette lettre, je veux tout simplement vous rappeler à quel point Cuba est dans mon cœur et dans mes pensées. Vous êtes un peuple fort, fier, aimable et aidant, et je vous adore du plus profond de mon être. Depuis presque 70 ans, vous êtes un exemple pour l’humanité tout entière, et je vais donc continuer de militer ici, au nord de l’empire américain, pour votre droit en tant que peuple à exister et s’épanouir. Je vous souhaite la paix, la prospérité, la joie et, bien évidemment, la fin de cet embargo génocidaire.

¡Patria o muerte, venceremos!

Albert Moreau

Un latino del norte


(Pedimos disculpas por los errores; el autor está aprendiendo español y ha utilizado un traductor en línea para traducir esta carta al español)

« Oye, tú que dices que tu patria no es tan linda; Oye, tú que dices que lo tuyo no es tan bello; Yo te invito a que busques por el mundo; Otro cielo tan azul como tu cielo; Una luna tan brillante como aquella; Que se filtra en la dulzura de la caña »

9 DE MAYO 2026

Amigos y amigas cubanos,

Les escribo esta carta hoy para expresar mi solidaridad con su hermoso país. Desde Pinar del Río hasta Guantánamo, la belleza de su patria y su resiliencia ante la adversidad me han inspirado enormemente desde mi adolescencia. Visité Cuba cuando era muy joven, y aunque guardo pocos recuerdos de ese viaje, siempre recordaré su alegría de vivir y su ingenio.

Hace ya más de 60 años que los estadounidenses, molestos por su deseo de independencia y libertad, impusieron este embargo ilegal que no ha hecho más que intensificarse desde la caída de la URSS en 1991. Los pocos contactos que tengo en Cuba me dan testimonio de estos tiempos oscuros que están viviendo en este momento. Como quebequense, bien arraigado en la ilusión occidental, es evidente que nunca sabré hasta qué punto son difíciles los tiempos para ustedes, sobre todo desde la escasez de petróleo de estos últimos meses. A pesar de ello, espero que sepan que el mundo entero está con ustedes. Ya sea en América, África, Europa, Asia u Oceanía, todos los pueblos del mundo reclaman justicia para ustedes, los cubanos, que tanto han sufrido bajo el embargo, pero que tanto han dado a la humanidad sin pedir nunca nada a cambio. Su amor por el mundo se ha manifestado en varias ocasiones, ya sea cuando acogieron a los niños afectados por la catástrofe nuclear de Chernóbil, o cuando varios de sus médicos partieron a distintos lugares del mundo para combatir la pandemia de COVID-19. Su corazón es un refugio para los oprimidos, los hambrientos, los enfermos, y el planeta entero les agradece por ello. Y por mi parte, yo también les agradezco, nación que tanto me ha inspirado como activista, como ser humano.

Ahora, me gustaría dirigirme a los cubanos escépticos, a aquellos que se sienten tentados por el Tío Sam o por sus títeres en Miami. Con toda honestidad, los entiendo. El sueño americano es un paquete muy tentador, ¡y la maquinaria de propaganda estadounidense no hace más que hacerles agua la boca! ¿Qué mejor que una buena Coca-Cola fría mientras ven la última película de Los Vengadores en el cine, para luego regresar a su cabaña al volante de una camioneta Ford nueva? Pero debo advertirles, considerando que yo mismo formo parte de este universo occidentalista: ese sueño americano nunca se les ofrecerá, y nunca ha sido para ustedes. Siempre serán demasiado «oscuros», demasiado «exóticos», demasiado «comunistas» para los estadounidenses. Mientras ellos disfrutan de un buen Big Mac bien jugoso mientras ven el Super Bowl, ustedes estarán de rodillas lustrándoles las botas sin un momento de descanso. Mientras ellos se broncean en las playas de Florida, ustedes estarán arando sus campos por salarios de hambre bajo amenaza de deportación. Ustedes eran una colonia yanqui antes de la Revolución, y siempre seguirán siendo los «salvajes» de esa colonia a sus ojos. Y sobre los gusanos millonarios de Miami, esos traidores que huyeron tras vuestra revolución, quiero decir que a ellos les tenés completamente en la mano. No quieren «liberar» a Cuba, y nunca tuvieron la intención de «liberar» a vuestra patria. Al contrario, quieren esclavizarla tal como lo estaba bajo el dictador Batista. Quieren recuperar «sus» fábricas, «sus» plantaciones, convertirlos en esclavos como lo eran antes, y están dispuestos a todo para lograrlo. De hecho, los mismos depredadores que reclaman la «libertad» de Cuba son los mismos que ondearán banderas estadounidenses exigiendo que Trump y sus títeres genocidas bombardeen su isla. Quieren que corra su sangre, quieren hacerles pagar por haberlos expulsado de este hermoso país que no les pertenece. Los gusanos y los yanquis nunca les perdonarán 1959, y están dispuestos a todo para hacérselo pagar. Dicho esto, en lugar de perseguir esa ilusión inalcanzable que los estadounidenses les prometen, les ruego que sean solidarios con su pueblo, con su país, con su patria. Está pasando por momentos extremadamente difíciles, y querer convertirse en un gringo no va a resolver las cosas. Siéntanse orgullosos de ser cubanos.

Para terminar esta carta, solo quiero recordarles cuánto está Cuba en mi corazón y en mis pensamientos. Son un pueblo fuerte, orgulloso, amable y solidario, y los adoro desde lo más profundo de mi ser. Desde hace casi 70 años, son un ejemplo para toda la humanidad, y por eso seguiré luchando aquí, al norte del imperio estadounidense, por su derecho como pueblo a existir y a prosperar. Les deseo paz, prosperidad, alegría y, por supuesto, el fin de este embargo genocida.

¡Patria o muerte, venceremos!

Albert Moreau

Un latino del norte

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