Le centralisme-démocratique est l’un des concepts marxistes les moins bien compris chez les communistes. C’est pourquoi nous allons tenter de vous l’expliquer de manière simple et vous donner des propositions pour une application aux conditions matérielles du Québec. Cet article se fera sûrement en trois parties. La première sera une description et une explication simplifiée du centralisme-démocratique, la deuxième portera sur son application réelle dans les pays socialistes et dans les partis communistes, et la troisième examinera son évolution à Cuba.
Définition
Le centralisme démocratique est le nom donné aux principes d’organisation internes utilisés par les partis politiques communistes, et le terme est parfois utilisé comme synonyme de toute politique léniniste à l’intérieur d’un parti politique.
Sur deux aspect: l’aspect démocratique et centraliste.
- L’aspect démocratique: cette méthode d’organisation décrit la liberté des membres du parti politique de discuter et débattre des questions de politique et d’orientation,
- L’aspect centralistes: Une fois la décision du Parti prise par un vote majoritaire, tous les membres sont censés défendre cette décision.
Lénine résume ces deux aspects en une phrase: «Liberté totale dans la discussion, unité totale dans l’action».
Les statuts des organisations communistes ont généralement défini les principes clés suivants du centralisme démocratique:
- Élection de tous les organes du parti du bas vers le haut et renouvellement systématique de leur composition, si nécessaire.
- Responsabilité des structures du Parti vis-à-vis des structures inférieures et des structures supérieures. Discipline stricte et consciente dans le Parti : la minorité doit suivre les décisions de la majorité, jusqu’à ce que la politique soit modifiée.
- Les décisions des structures supérieures sont obligatoires pour les structures inférieures. Coopération de tous les organes du Parti, de façon collective, à tout moment et, corrélativement, responsabilité personnelle des membres du parti pour les missions qui leurs sont données et pour les affectations qu’ils créent eux-mêmes.
Le texte Que faire? de Lénine publié en 1902 est communément considéré comme le texte fondateur du centralisme démocratique. À cette époque, le centralisme démocratique était généralement considéré comme un ensemble de principes pour l’organisation d’un parti ouvrier révolutionnaire. Le modèle de Lénine pour un tel parti était le Parti social démocrate allemand.
Pour finir, voici un simple exemple:
Pour prendre une décision dans le parti il y a en général deux factions autorisées pour avoir une séparation du pouvoir et un pluralisme, une faction majoritaire et une faction minoritaire basé sur les propositions.
Lorsqu’il faut prendre une décision dans le parti, on doit tenir un vote. Exemple simple: le parti doit décider du nombres de militants par cellule du parti.
Il y a deux propositions, ceux qui sont favorable à des cellules de 5 militants, et ceux qui favorisent des cellules de 10 militants. Il faut donc en discuter et débattre ensemble pour prendre une décision. Les votes sont faits, ceux qui on proposé des cellules de 10 militants on eu la majorité et ceux qui on proposé les cellules de 5, la minorité. La minorité n’ayant pas gagnée assez de votes elle doit accepter la décision de la majorité et l’appliquer, mais cela ne veut pas dire qu’elle ne peut pas s’opposer et que le parti ne peut pas changer d’idée en cour de route. Cependant, il faut tester la proposition des cellules de 10 militants pour prouver son efficacité. Si elle fait ses preuves, on la garde, mais si l’on voit de trop nombreuses lacunes à long terme, alors la minorité peut utiliser sont droit de veto et relancer le débat et par la suite relancer le vote, et si les idées ont changées alors la proposition des cellules de 5 militants devient majoritaire et la ligne du parti est changé.
Fin de la première partie.