Tiré de PlatformNews (wapnews.org)
Vers 2 h du matin le 3 janvier, les forces impérialistes des États-Unis ont envahi Caracas, la capitale de l’État populaire anti-impérialiste du Venezuela.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des attaques contre Fort Tiuna, un important bastion militaire situé au sud de Caracas, ainsi que contre La Carlota, une base militaire à l’est de la ville. Les réseaux sociaux ont également capté la présence d’hélicoptères d’attaque américains AH-64 Apache ainsi que d’hélicoptères de transport CH-47 et MH-47.
Peu avant, des informations faisaient état de frappes aériennes sur l’île de Margarita, un point stratégique militaire au large de la côte nord-est du Venezuela. Le port de La Guaira a également été attaqué.
Selon Reuters, des explosions ont été signalées en plusieurs endroits de Caracas, notamment au siège du ministère de la Défense, à la base aérienne militaire de La Carlota, à Fort Tiuna et à la forteresse de Guaicaipuro. Reuters a également rapporté des attaques de drones à La Guaira, sur l’île de Margarita, à Maracay et dans la Haute Guajira.
L’Administration fédérale de l’aviation des États-Unis (FAA) a émis un nouveau NOTAM, effectif à 06 h 00 UTC le 3 janvier, interdisant aux aéronefs américains d’opérer à toute altitude dans l’espace aérien vénézuélien.
En réponse, le gouvernement du Venezuela a immédiatement publié une déclaration condamnant l’attaque.
Le gouvernement vénézuélien a déclaré l’état d’urgence nationale et publié une déclaration dénonçant l’invasion.
Ci-dessous figure le texte intégral de la déclaration publiée le 3 janvier par la République bolivarienne du Venezuela:
La République bolivarienne du Venezuela rejette, condamne et dénonce devant la communauté internationale la très grave agression militaire perpétrée par l’actuel gouvernement des États-Unis d’Amérique contre le territoire et la population vénézuéliens, dans des zones civiles et militaires de la ville de Caracas, capitale de la République, ainsi que dans les États de Miranda, d’Aragua et de La Guaira. Cet acte constitue une violation flagrante de la Charte des Nations unies, en particulier des articles 1 et 2, qui consacrent le respect de la souveraineté, l’égalité juridique des États et l’interdiction du recours à la force. Une telle agression menace la paix et la stabilité internationales, notamment en Amérique latine et dans les Caraïbes, et met gravement en danger la vie de millions de personnes.
L’objectif de cette attaque n’est rien d’autre que la saisie des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier son pétrole et ses minerais, dans une tentative de briser par la force l’indépendance politique de la nation. Ils n’y parviendront pas. Après plus de 200 ans d’indépendance, le peuple et son gouvernement légitime demeurent fermes dans la défense de leur souveraineté et de leur droit inaliénable à décider de leur propre destin. La tentative d’imposer une guerre coloniale pour détruire la forme républicaine de gouvernement et forcer un « changement de régime », en alliance avec l’oligarchie fasciste, échouera comme toutes les tentatives précédentes.
Depuis 1811, le Venezuela a affronté et vaincu des empires. Lorsque des puissances étrangères ont bombardé nos côtes en 1902, le président Cipriano Castro déclara : « Le pied insolent de l’étranger a profané le sol sacré de la patrie. » Aujourd’hui, avec l’esprit de Bolívar, de Miranda et de nos libérateurs, le peuple vénézuélien se lève à nouveau pour défendre son indépendance face à l’agression impérialiste.
Le peuple dans la rue
Le gouvernement bolivarien appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation et à répudier cette attaque impérialiste. Le peuple du Venezuela et ses Forces armées nationales bolivariennes, dans une parfaite fusion populaire-militaire-policière, sont déployés pour garantir la souveraineté et la paix. Parallèlement, la diplomatie bolivarienne de paix déposera les plaintes correspondantes auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, du Secrétaire général de cette organisation, de la CELAC et du Mouvement des non-alignés (MNA), exigeant la condamnation et la responsabilité du gouvernement des États-Unis.
Le président Nicolás Maduro a ordonné la mise en œuvre de tous les plans de défense nationale au moment opportun et dans les circonstances appropriées, en stricte conformité avec les dispositions de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela, de la Loi organique sur les états d’exception et de la Loi organique sur la sécurité de la Nation.
À cet égard, le président Nicolás Maduro a signé et ordonné l’application du décret déclarant un état de commotion extérieure sur l’ensemble du territoire national, afin de protéger les droits de la population, le plein fonctionnement des institutions républicaines et de passer immédiatement à la lutte armée. L’ensemble du pays doit se mobiliser pour vaincre cette agression impérialiste.
De même, il a ordonné le déploiement immédiat du Commandement pour la défense intégrale de la Nation ainsi que des Organes de direction pour la défense intégrale dans tous les États et municipalités du pays.
Conformément à l’article 51 de la Charte des Nations unies, le Venezuela se réserve le droit d’exercer la légitime défense pour protéger son peuple, son territoire et son indépendance. Nous appelons les peuples et les gouvernements d’Amérique latine, des Caraïbes et du monde à se mobiliser en solidarité active contre cette agression impérialiste.
Comme l’a souligné le commandant suprême Hugo Chávez Frías : « Face à toute nouvelle difficulté, quelle que soit son ampleur, la réponse de tous les patriotes… est l’unité, la lutte, le combat et la victoire. »